Article tiré du commentaire intégral corrigé à Mixité sociale, solution ou alibi du 3/03/15, sur le blog Venator.
Au moment où le
capitaine des pompiers monte au charbon pour simuler une prise en
compte officielle à usage électoral de « toute la misère du
monde » intérieur, découvrant violemment d'un coup
d'un seul, après les « évènements » du 7 janvier, un
apartheid « caché », voici un petit texte cité qui fait
l'apologie du ghetto, et parle de ses « vrais enjeux » –
cachés.
Celui qui parle
appartient à un « ordre » convenu de la modernité, devenu, dans son
ensemble, aussi peu ragoûtant aujourd'hui, sans que cela soit
évidemment nouveau, que celui des ingénieurs des Ponts et
Chaussées, par exemple, pour en citer un mal-faisant parmi bien
d'autres.
D'abord le coût de la
réparation prétendue, ou plutôt pré-vendue, d'une « injustice
sociale » que la gauche, dans l'ensemble, est aussi loin de
comprendre que d'y être étrangère par ses ailleurs
collabo-libéraux-démocrates, ce "coût" ne peut être évidemment que plus
élevé que si on ne fait rien pour supprimer les « avantages »
inavouables d'une situation à
découvrir... L'économie n'a pas d'odeur... C'est
pourquoi on reste dans le vague positif des suggestions, qui se
gardent bien d'appuyer là où ça fait mal, mais caressent bien le sens du poil, qui comme chacun sait, n'en déborde plus beaucoup.
Ensuite, amis de
l'intelligence spéculative bien conçue, des sas de
« décontamination » sont nécessaires avec certaines
« populations » (les urbanistes ont la bonne habitude,
avec d'autres politiciens et décideurs, de nous obliger à accepter l'usage
légitime et banal de ce terme pour désigner des êtres humains non encore
normalisés pour une raison ou une autre, un peu comme
l'éleveur industriel utilise exactement le même mot technique, pour
exprimer le contraire, tout en allant dans le même sens :
entendez unités finies en stock.). Il s'agit, ici, de matière première
brute de décoffrage, non
encore calibrée, si on peut dire.
Pour ce charmant
sociologue-urbaniste (« mix » d'humanisme spécial qui
peut difficilement être dépassé en termes de chiennerie de garde
des pathologies du troupeau), pour ces maquignons d'hommes à parquer,
stocker et déstocker, néo-négriers des temps modernes juchés sur leurs vaisseau-amiral de
béton armé, honorables artistes de notre belle urbanité
adaptée ; pour ceux là donc, que des camps de
concentration urbaine, dont on ne peut dire, sans exagérer trop qu'il
s'agisse de ghettos, – terme sans doute réservé à des
population juives, en des temps révolus (« c'était avant...,
on a changé), existent, c'est bien sûr !
Mais ce dont il s'agit
ne peut aucunement être défini par ceux qui les subissent, ces
habitats-cités de transit : leurs sentiments
sont trop subjectifs, et
même, si
l'éternelle et insupportable plainte des relégués avait
quelque raison d'être,
l'instrumentale, elle,
ou le simple bon sens évidemment économique
(entendez celui des élites, non le populaire) nous met devant
le miracle de la transformation
des tares en atouts : la valeur d'échange
du cheptel doit être considérée en
profondeur, à long terme, sous
tous les angles morts.
En
général, ces « populations » familialement
regroupées, une fois
normalisée, présentent des unités humaines
de production sans doute en
meilleure santé physique et de meilleure qualité à beaucoup moins cher que de
vieilles
unités indigènes
françaises « de souche », aux
bras usés d'illusions, cassés de fatigue répétitive,
avachies et
épuisées par un
embourgeoisement d'assistance mentale consommatoire,
vieux sang usé par des siècles d'industrie et d'enfermement
climatisé urbain et de
bourrage imbécile de crâne civico-catho.
De ceci un Céline si parla
bien... sans arriver à toujours tout comprendre, mais au moins il a essayé, lui, un docteur !
Ces
unités mobiles,
provisoirement fixées et
concentrées, déracinées,
en pot,
d'importation récente, constituent « un sang frais »
pour le système, chaud,
ambitieux et primaire,
libéralement activé
dans son désespoir
de parqué même, avide, pour
s'en sortir, de tout
faire, de se « défoncer » jusqu'au
bout, jusqu'au
burn out s'il faut, pour
se montrer et montrer
qu'il existe, bat et se bat
bien, autant que d'autres
populations si visiblement
plus avantagées,
sans qu'elle n'y soient,
elles non plus, pour rien, avec
lesquelles on les fait concourir... (Morituri
te salutant... Ah !
Sublime école
de l'égoïsme, de l'ambition, de la jalousie, des illusions, du
pouvoir, de la puissance et
du désespoir !)
… à prétendues
chances égales sur le papier de lois de pacotille
quand aucune culture commune
existe au départ, et ne pourra donc,
non plus, être à l'arrivée ; qu'un repli communautaire dévoiera
nécessairement les plus
fragilisés des enfants d'en
bas vers
un terrorisme utopique mythique,
comme le fut la bande à Baader, pour d'autres, plus fréquentables
et éduqués,
eux,
en d'autres temps,, avec une belle cause humaniste
en miroir du fascisme encore
plus réel de la prétendue
islamique paradisiaque
d'aujourd'hui. Mais peu importe, au final, si la réussite passe par la délinquance : ça va plus vite et ça rapporte gros : de toute façon tout finit intégré, récupéré dans le P.I.B., le bien, le mal, l'horreur, la fraternité, la trahison... vive la dérégulation du monde ! La morale n'arrêtera pas le Progrès !
Quand
cessera la nazification
idéologique de droite, de gauche, laïque ou religieuse, des gens,
de couleur ou pas, d'importation ou pas, des vieux ou des jeunes ?
Jamais : elle est consubstantielle au système technicien
urbain, l'énergie négative du moteur à explosion.
Nous sommes tous des enfants-soldats,
sauf qu'il y en a qui le seront plus que les autres, qui iront plus
loin dans l'horreur... cachée derrière nos bons sentiments, celle qui paie.
Ces
enfants, ces mères ces pères des ghettos, dans leur ensemble,
veulent tellement
vivre et montrer leur valeur humaine marchande
comprimée, que ce
que les politiciens nomment la République, et qui n'est plus qu'une
trahison verbale de plus en plus tragique, peut productivement
compter sur eux, sur
leurs belles illusions de battants de couleur, d'énergétique
rebelles du mérite pour passer
plus facilement, plus
rapidement, plus violemement
encore à
l'inévitable choc
multiculturaliste
d'une
modernité américanisée de
frais,
avec tout le terrorisme intellectuel et moral
politiquement correct qui
va avec, face à des
autochtones décervelés rétrogradés
par « le progrès »,
qui refusent de jeter aux poubelles de la modernité
les certitudes stables d'une culture en démolition, en
décomposition avancée. Les imbéciles !
Le
« creuset » français à « l'international(e) »
ne peut qu'être boosté par la natalité naturelle
de
populations mieux encadrées et formatées.
La production industrielle de matière grise aussi, à terme. Sans
parler du stakhanovisme au mérite républicain,
de la fierté d'appartenir à la 5ème ou 6ème puissance mondiale,
d'abord marchande de canons et de nucléaire, d'avoir intégré
de droit, cela suffira,
une industrie culturelle universellement respectée, même si elle ne
respecte plus que des caricatures
de valeurs « héritées » plus que méritées : la
liberté d'opinion supprimant la liberté de conscience... Ça ira, ça ira dit la chanson! Voilà de
vrais enjeux politiques dont on peut parler sans en parler,
amis industriels ou banquiers.
Voilà les belles
valeurs implicites notre belle
France bananière.
Comment
ne pas avoir honte, non de la France des banlieues qui n'est
que ce qu'on en a délibérément
fait, Messieurs
les sociologues-urbanistes de
service,
et qui doit, si on sait
encore ce qu'est la dignité humaine,
s'il est encore permis d'en
douter, être effacée
avec des excuses concrètes, et
non des contritions verbales de bonnes-soeurs libérales-communistes
– quel qu'en soit le coût
– en faisant la preuve d'une culture vraie,
humainement supérieure ; oui,
on
ne peut qu'avoir honte de
tous ceux qui ont fabriqué, froids comme des SS,
cette horreur qui nous fait détourner la tête, plus
calculatrice que pensante et
bien faite, qu'on nous a
greffé en retour de sécurité alimentaire
à la place du cœur, du
courage et de la liberté.
La vraie France, celle de la Culture, n'a jamais eu honte de ses
enfants, elle ne peut que les aimer, les aider à aimer, à l'aimer,
à s'aimer dans l'autre ; le reste est sale, c'est
pour ça qu'il si hors de prix et qu'il y faut désormais toutes les
mafias du monde pour oser y investir...
Mais
la Culture, depuis qu'elle a des Maison d'Etat, des raisons
d'État au lieu d'être
maison commune, est
aux ordres et à la finance, et malgré les apparences mielleuses
des propagandes, il est bien rare qu'elle se lave et
lave vraiment propre : elle se blanchit seulement, comme
ces blancs de music-hall singeaient les orchestre noirs des rues.
Nous sommes bel et bien dans
l'alibi le plus bas,
pur et simple, bête et cruel, éternel établi,
rien que dans l'alibi, quand
on sait ce que ce mot veut dire.
Pour s'en convaincre, il n'est que de songer à ce que nous
faisons chaque jour que Dieu
fait dans les
pays d'origine de ces
« populations » :
pillage et épuisement
des ressources par tous les moyens,
y compris la guerre civile, maquignonnage des flux
migratoires et des « exils »,
l'État français, lui-même employeur de travailleurs illégaux
etct...
Mais
ceci est une autre histoire, une
autre fable qui divise indigènes de souche perversement
fascisés et autonomistes
de l'international
révolutionnaire-productif, tout aussi fanatisé...
paysans de l'intérieur
aveuglés de misère et de colère
contre cosmo-bobos
illuminés de Bavière, sur les
moyens de s'américaniser par le vide, sans en avoir l'air :
notre culture profonde
était anti-fasciste ET anti-égalitariste ; mais dans l'exode
intérieur qui
nous pousse au crime « transcendantalisé » low
cost de fête foraine d'aujourd'hui,
(– la guerre civile,
économique, psychologique, idéologique, sexuelle, raciale,
culturelle – est une fête ! Ô retour consommatoire du sacré
obscur...)
qui s'en souvient encore ? La peur est déjà
redevenue une valeur supérieure sûre
d'avant-guerre.
Réfléchissez
bien à ce que vous croyez
penser être dans
le rien qui vous
vient par le
nouveau clergé
sociologue-urbaniste de
choc... Retournez bien sept fois dans votre bouche d'ombre la langue morte de votre défunte mère-courage avant de parler pour ne rien dire.