mercredi 11 mars 2015

LA VÉRITÉ # 15 DE LA CULTURE

Reprise de réponse au commentaire de Levivien au post (et commentaire) de Mixité sociale, solution ou alibi du o3/03/15

 

Un combattant pour et de la vraie culture n'est ni un mercenaire idéologique ni un soldat fonctionnaire.



Le combat pour la vérité n'est pas une empoignade guerrière ni un enjeu politique. C'est un combat qui n'a rien à voir avec la quantité. Il s'appuie sur une transcendance, pas sur une descendance.



Le combat pour la vérité n'est pas une guerre civile, c'est un combat spirituel – contre soi-même d'abord, s'il le faut. La guerre civile est toujours contre une culture partagée. Ce que la vérité exige que l'on combatte, ce sont des idées et des valeurs fausses – pas la religion sécularisée concurrente de la vérité.



Mais j'entends l'argument : combien de divisions ? Heureusement la qualité humaine n'a rien à voir avec sa mesure politique. L'important n'est pas la quantité humaine, mais la vérité qui touche juste, au cœur, vainc l'angoisse et convainc la criminalité organisée du désespoir.



Le combat n'est pas de ce que sont les hommes en qualité ou quantité, ou si peu, finalement, mais de « ce qui est », qui les fait, les pousse, les grandit, les libère et bonifie, et qui a nom : Culture, non pas tant officielle et contrôlée, que transmise, vivante, créatrice, fertile, fiable, juste, lucide, libre et partagée.



Son combat de chaque instant est une attitude, un geste, une pensée, une écoute, une attention, une perception, une sagesse, un sentiment, une réalité, « une grandeur libre » qui n'a nul besoin d'être mesurée, étant elle-même mesure du monde.



Ce qui est vrai est rare ou plutôt raréfié, c'est pourquoi il appartient au futur, qui le re-découvrira bientôt comme les poilus de 14, au milieu de l'enfer, ont tout compris d'un coup, et pour ceux qui se sont sortis de cet enfer, l'ont transmis au monde, pour des décennies de résistance souterraine, un peu comme ces premiers chrétiens... Le combat continue.


 

mardi 10 mars 2015

L'ÂGE D'OR (PROLOGUE)






L'ÂGE D'OR (Prologue)

 Prologue extrait du commentaire du texte de Clausd : La Technique et l'Humain 5, Domestication.
L'ÂGE D'OR


***




« (…) en ce qui concerne l'activité morale, ce progrès dans la connaissance de la loi naturelle qui est l'exemple le plus irrécusable de progrès dans l'histoire de l'humanité. » Jacques Maritain



***


L'Âge d'or, vérité humaine éternelle plus essentielle que l'impressionnante réalité passagère de son éclipse destructrice. Il est parfois meilleur d'avoir tort en défendant une cause perdue que d'avoir raison en justifiant le pire dans son minable mérite d'exister.



Sa demande perverse de durer à notre esprit désorienté le temps d'une illusion, partagée comme un virus, à notre esprit malade, n'est ni acceptable ni acceptée.



L'ambition technicienne de nos temps maudits, dans les ravages de ses conséquence sur le vrai « milieu », n'est pas plus envisageable, malgré les puissantes « vertus » de sa « vertu » de

puissance pure, que ne le fut le nazisme, ni que ne le fut jamais toute forme de fascisme – avant que le monde n'entre en guerre sainte laïque contre eux. Ce mal absolu ne peut être combattu que par le la non-violence et la non-collaboration.



Jamais nous ne sacrifierons, nous, derniers mohicans gréco-celtiques chrétiens d'Europe, aucune forme de Sagesse ni à la Technique ni à la Science. Nous, qui savons depuis toujours qu'il n'y a de « magie blanche » que dans la divinité qui habite la Nature. 


 




À UNE... IDÉALE-BRUTE




Si vous êtes quelqu'une que j'admire pour diverses raisons, que et votre gentillesse et vos attentions finissent par me « toucher » beaucoup, par éveiller des sentiments « mêlés », tant mieux.

Ce serait évidemment mal de ma part de m'en plaindre, si vous les partagez un peu. Je sais que vous n'aimeriez pas plus me faire de mal que je ne voudrais vous en faire. J'aime autant les innocents affleurements de surface que la plongée libératrice dans hauts fonds dangereux. J'aime vos approches et abords naturels et spontanés, évidemment redoutables pour un vieux mâle blessé essayant de rendre une petite monnaie de sa pièce à la seule vraie vie subsistant en vous.

Je suis obligé de vous offrir honnêtement ces mots dont vous savez qu'ils sont difficiles à dire, mais c'est peut-être parce que vous avez su une fois m'en donner qui m'ont ému par leur pureté courageuse, dangereuse, que je n'ai pas oubliée, et que vous savez aussi ce que c'est que de se dénuder devant l'autre. 

Il est parfois si jouissif d'être dominé  en situation par une femme « intelligente », comme disait Vian.

Je n'ai jamais voulu blesser ou mettre un tant soit peu mal à l'aise l'inévitable « autre homme », par principe, et encore moins si il a des qualité humaines rares. Je me sens presque gêné, pas complètement libre de mes « mouvements », même si la frustration a des vertus secrètes qui valent parfois autant, mais presque par un hasard inattendu et béni, que la belle animalité naturelle perdue

Merci au formes rigides du système qui soulignent celle-ci en profondeur avec un mépris « utile » en vérité supérieure.


En tout cas et en tout, j'apprécie d'abord le concret et le brut, le vif du sujet, la franchise, les chose directes qui construisent et engagent jusqu'au bout dans un monde qui tombe, ruiné par le mensonge d'un idéal si pauvre-type.

J'admire l'esprit « pionnier », l'esprit premier et son grand dévouement à la cause, qui me semble surtout une obéissance consentie et heureuse, nietzschéenne en un mot. Mais toute vérité n'est pas bonne à dire au pays du vraisemblable de son semblable.

Je ne serais jamais un mâle accompagnant : je peux être un compagnon de route, mais demeure une sorte de vieux mustang qui ne se laisse monter que par une enfance pure : j'aime trop « la Mongolie intérieure ». L'âge m'interdit les jeux de rôle, la domestication alimentaire, et c'est très bien comme ça, après tant d'années perdues dans des obligations rituelles inconsidérément contractées. 

On place parfois tellement mal ses sentiments que pas grand chose finit par nous être épargné.

Vous me plaisez et me « partagez » en même temps, ce qui n'est pas un problème : c'est pour la bonne cause. Je vous vois dans votre enfant, qui court comme un feu, disait Bob Dylan, miroir de votre beauté sauvage et de votre force, votre courage de mère et aussi, sans doute, vos caprices. Étant sans doute aussi passionné que vous, je n'ai rien de plus à dire, comme le dit l'anti-héros du film Forrest Gump

En tout cas, ça serait dommage que je ne puisse pas dire ce que je pense, et que je ne sois plus libre de le faire. C'est pourquoi je me jette à l'eau du bain, librement.

Puisque je ne peux rien faire contre notre amitié, et trouve ça très bien. Ne vous en faites pas là -dessus. Mais comment aller plus loin en restant vrai ? Sans provoquer quelque remous déstabilisants ? On est toujours moins fort qu'on ne croit. Pourquoi ne pas laisser le temps et le hasard faire les choses qui doivent arriver, si elles le doivent ? 

J'aime maintenant plus la sérénité d'un l'absolu charnel et spirituel clair que l'excitation obscure d'un karma qui me déchire et me défie et me dépasse inutilement par ses jeux de hasard illusionnistes. 

J'ai plus confiance dans le destin qu'en moi-même.

Voilà. Le pied dans le plat. Sans en faire un, avec respect et délicatesse, Madame connue et inconnue et même nue.

 Je ne prends plus parti, je reste ouvert, mais conscient. Mon sexe éternel piégé ne m'empêchera pas de demeurer l'ange hugolien que je défends rageusement face aux cruautés abjectes de la vie déviée

 Vous êtes un soleil parmi d'autres, bien sûr, mais je ne peux pas me laisser aveugler par les illusions qu'il peut provoquer en moi, si je ne maîtrise ni ne m'accorde d'abord avec ce que vous y faites « lever ».

Savoir ce que vous voulez, le savez vous vous-mêmes, ou vous laissez-vous guider par un instinct « innocent », qui finit toujours par avoir raison de tout ?

C'est sans doute ce qui fait la force redoutable de l'éternel féminin, devant lequel je m'agenouille, mais sans avoir plus le désir stupide de lutter ni contre ni avec. Seulement naviguer librement à ses côtés, selon le temps qu'il fait et mon humeur océanique

Comme certains poissons salueurs rimbaldiens. Restant homme libre, dans sa plaisante douleur, de donner ou pas.

Pour ce qui est du féminin relatif, le moins que l'on puisse dire est que je suis loin d'être en accord sur tout avec sa culture et ses traditions – même si j'ai été, comme tant d'enfants, formé et déformé par lui, au propre et au figuré –, dont je ne prends plus que les qualités, sans toucher ni vouloir avoir affaire aux défauts d'usage (curiosité et attachement excessifs, socialisme relationnel privatisé, possessivité intégriste maladive, tendance latente et maternante à la domination, chantage permanent larvé, sentiments tyranniques, impulsions cruelles, esprit clanique sur-développé, égoïsme dissimulé derrière chaque intérêt essentiel, trahisons « involontaires » avantageuses, esprit négociateur dans l'âme du don, conformisme et soumission « inconsciente » à la loi du plus fort, attitude de défense victimaire, jalousies..., moralismes, religiosité de façade, manque de spiritualité, dégoût de la nature, bourgeoisie de confort... Difficile de clore la liste des caractéristiques de son programme révolutionnaire).

Mais pour ce qui est des qualités infinies que j'apprécie au féminin non laïcisé à la république des idées toutes faites, c'est très simple : il suffit d'envisager l'absence de ces tendances destructrices. Une utopie moderne, en somme !

Dans ce sens positif-là perdu, j'aime trop les femmes pour leur faire le cadeau insultant de ne pas exiger qu'elles soient à la hauteur de ce qu'elles prétendent être de droit naturalisé, reconnaissance non aveuglée des « vertus » qui doivent être les leurs, pour moi, et trop peu souvent à mon goût, pour elles-mêmes, quand elles se mettent à se mêler charnellement, passionnément des affaires du monde, où, avec ces vraies qualités instinctuelles de l'intelligence qui sont les leurs et qui leur donnent raison dionysiaque, non annexée par l'élyséenne réformée, quand elles les ont, ces qualités raréfiées, et qu'elles s'y tiennent lucidement jusqu'au bout, elles sont évidemment indispensables et irremplaçables, à mes yeux éblouis, tout autant que les hommes de bonne volonté peuvent l'être

Pour ce qui est des autres prétendues qualités féminines, les légalement établies, un peu trop socialement construites, elle me paraissent bien utiles au système, mais si nuisibles au monde !








dimanche 8 mars 2015

LE NOUVEAU CLERGÉ


Article tiré du commentaire intégral corrigé à Mixité sociale, solution ou alibi du 3/03/15, sur le blog Venator.



Au moment où le capitaine des pompiers monte au charbon pour simuler une prise en compte officielle à usage électoral de « toute la misère du monde » intérieur, découvrant violemment d'un coup d'un seul, après les « évènements » du 7 janvier, un apartheid « caché », voici un petit texte cité qui fait l'apologie du ghetto, et parle de ses « vrais enjeux » – cachés.

Celui qui parle appartient à un « ordre » convenu de la modernité, devenu, dans son ensemble, aussi peu ragoûtant aujourd'hui, sans que cela soit évidemment nouveau, que celui des ingénieurs des Ponts et Chaussées, par exemple, pour en citer un mal-faisant parmi bien d'autres.

D'abord le coût de la réparation prétendue, ou plutôt pré-vendue, d'une « injustice sociale » que la gauche, dans l'ensemble, est aussi loin de comprendre que d'y être étrangère par ses ailleurs collabo-libéraux-démocrates, ce "coût" ne peut être évidemment que plus élevé que si on ne fait rien pour supprimer les « avantages » inavouables d'une  situation à découvrir... L'économie n'a pas d'odeur... C'est pourquoi on reste dans le vague positif des suggestions, qui se gardent bien d'appuyer là où ça fait mal, mais caressent bien le sens du poil, qui comme chacun sait, n'en déborde plus beaucoup.

Ensuite, amis de l'intelligence spéculative bien conçue, des sas de « décontamination » sont nécessaires avec certaines « populations » (les urbanistes ont la bonne habitude, avec d'autres politiciens et décideurs, de nous obliger à accepter l'usage légitime et banal de ce terme pour désigner des êtres humains non encore normalisés pour une raison ou une autre, un peu comme l'éleveur industriel utilise exactement le même mot technique, pour exprimer le contraire, tout en allant dans le même sens : entendez unités finies en stock.). Il s'agit, ici, de matière première brute de décoffrage, non encore calibrée, si on peut dire.

Pour ce charmant sociologue-urbaniste (« mix » d'humanisme spécial qui peut difficilement être dépassé en termes de chiennerie de garde des pathologies du troupeau), pour ces maquignons d'hommes à parquer,
stocker et déstocker, néo-négriers des temps modernes juchés sur leurs vaisseau-amiral de béton armé, honorables artistes de notre belle urbanité adaptée ; pour ceux là donc, que des camps de concentration urbaine, dont on ne peut dire, sans exagérer trop qu'il s'agisse de ghettos, – terme sans doute réservé à des population juives, en des temps révolus (« c'était avant..., on a changé), existent, c'est bien sûr !

Mais ce dont il s'agit ne peut aucunement être défini par ceux qui les subissent, ces habitats-cités de transit : leurs sentiments sont trop subjectifs, et même, si l'éternelle et insupportable plainte des relégués avait quelque raison d'être, l'instrumentale, elle, ou le simple bon sens évidemment économique (entendez celui des élites, non le populaire) nous met devant le miracle de la transformation des tares en atouts : la valeur d'échange du cheptel doit être considérée en profondeur, à long terme, sous tous les angles morts.

En général, ces « populations » familialement regroupées, une fois normalisée, présentent des unités humaines de production sans doute en meilleure santé physique et de meilleure qualité à beaucoup moins cher que de vieilles unités indigènes françaises « de souche », aux bras usés d'illusions, cassés de fatigue répétitive, avachies et épuisées par un embourgeoisement d'assistance mentale consommatoire, vieux sang usé par des siècles d'industrie et d'enfermement climatisé urbain et de bourrage imbécile de crâne civico-catho. De ceci un Céline si parla bien... sans arriver à toujours tout comprendre, mais au moins il a essayé, lui, un docteur !

Ces unités mobiles, provisoirement fixées et concentrées, déracinées, en pot, d'importation récente, constituent « un sang frais » pour le système, chaud, ambitieux et primaire, libéralement activé dans son désespoir de parqué même, avide, pour s'en sortir, de tout faire, de se « défoncer » jusqu'au bout, jusqu'au burn out s'il faut, pour se montrer et montrer qu'il existe, bat et se bat bien, autant que d'autres populations si visiblement plus avantagées, sans qu'elle n'y soient, elles non plus, pour rien, avec lesquelles on les fait concourir... (Morituri te salutant... Ah ! Sublime école de l'égoïsme, de l'ambition, de la jalousie, des illusions, du pouvoir, de la puissance et du désespoir !)

à prétendues chances égales sur le papier de lois de pacotille quand aucune culture commune existe au départ, et ne pourra donc, non plus, être à l'arrivée ; qu'un repli communautaire dévoiera nécessairement les plus fragilisés des enfants d'en bas vers un terrorisme utopique mythique, comme le fut la bande à Baader, pour d'autres, plus fréquentables et éduqués, eux, en d'autres temps,, avec une belle cause humaniste en miroir du fascisme encore plus réel de la prétendue islamique paradisiaque d'aujourd'hui. Mais peu importe, au final, si la réussite passe par la délinquance : ça va plus vite et ça rapporte gros : de toute façon tout finit intégré, récupéré dans le P.I.B., le bien, le  mal, l'horreur, la fraternité, la trahison... vive la dérégulation du monde ! La morale n'arrêtera pas le Progrès !

Quand cessera la nazification idéologique de droite, de gauche, laïque ou religieuse, des gens, de couleur ou pas, d'importation ou pas, des vieux ou des jeunes ? Jamais : elle est consubstantielle au système technicien urbain, l'énergie négative du moteur à explosion. Nous sommes tous des enfants-soldats, sauf qu'il y en a qui le seront plus que les autres, qui iront plus loin dans l'horreur... cachée derrière nos bons sentiments, celle qui paie.

Ces enfants, ces mères ces pères des ghettos, dans leur ensemble, veulent tellement vivre et montrer leur valeur humaine marchande comprimée, que ce que les politiciens nomment la République, et qui n'est plus qu'une trahison verbale de plus en plus tragique, peut productivement compter sur eux, sur leurs belles illusions de battants de couleur, d'énergétique rebelles du mérite pour passer plus facilement, plus rapidement, plus violemement encore à l'inévitable choc multiculturaliste d'une modernité américanisée de frais, avec tout le terrorisme intellectuel et moral politiquement correct qui va avec, face à des autochtones décervelés rétrogradés par « le progrès », qui refusent de jeter aux poubelles de la modernité les certitudes stables d'une culture en démolition, en décomposition avancée. Les imbéciles !

Le « creuset » français à « l'international(e) » ne peut qu'être boosté par la natalité naturelle de populations mieux encadrées et formatées. La production industrielle de matière grise aussi, à terme. Sans parler du stakhanovisme au mérite républicain, de la fierté d'appartenir à la 5ème ou 6ème puissance mondiale, d'abord marchande de canons et de nucléaire, d'avoir intégré de droit, cela suffira, une industrie culturelle universellement respectée, même si elle ne respecte plus que des caricatures de valeurs « héritées » plus que méritées : la liberté d'opinion supprimant la liberté de conscience... Ça ira, ça ira dit la chanson! Voilà de vrais enjeux politiques dont on peut parler sans en parler, amis industriels ou banquiers. Voilà les belles valeurs implicites notre belle France bananière.

Comment ne pas avoir honte, non de la France des banlieues qui n'est que ce qu'on en a délibérément fait, Messieurs les sociologues-urbanistes de service, et qui doit, si on sait encore ce qu'est la dignité humaine, s'il est encore permis d'en douter, être effacée avec des excuses concrètes, et non des contritions verbales de bonnes-soeurs libérales-communistes quel qu'en soit le coût – en faisant la preuve d'une culture vraie, humainement supérieure ; oui, on ne peut qu'avoir honte de tous ceux qui ont fabriqué, froids comme des SS, cette horreur qui nous fait détourner la tête, plus calculatrice que pensante et bien faite, qu'on nous a greffé en retour de sécurité alimentaire à la place du cœur, du courage et de la liberté

 La vraie France, celle de la Culture, n'a jamais eu honte de ses enfants, elle ne peut que les aimer, les aider à aimer, à l'aimer, à s'aimer dans l'autre ; le reste est sale, c'est pour ça qu'il si hors de prix et qu'il y faut désormais toutes les mafias du monde pour oser y investir...

Mais la Culture, depuis qu'elle a des Maison d'Etat, des raisons d'État au lieu d'être maison commune, est aux ordres et à la finance, et malgré les apparences mielleuses des propagandes, il est bien rare qu'elle se lave et lave vraiment propre : elle se blanchit seulement, comme ces blancs de music-hall singeaient les orchestre noirs des rues. Nous sommes bel et bien dans l'alibi le plus bas, pur et simple, bête et cruel, éternel établi, rien que dans l'alibi, quand on sait ce que ce mot veut dire. Pour s'en convaincre, il n'est que de songer à ce que nous faisons chaque jour que Dieu fait dans les pays d'origine de ces « populations » : pillage et épuisement des ressources par tous les moyens, y compris la guerre civile, maquignonnage des flux migratoires et des « exils », l'État français, lui-même employeur de travailleurs illégaux etct...

Mais ceci est une autre histoire, une autre fable qui divise indigènes de souche perversement fascisés et autonomistes de l'international révolutionnaire-productif, tout aussi fanatisé... paysans de l'intérieur aveuglés de misère et de colère contre cosmo-bobos illuminés de Bavière, sur les moyens de s'américaniser par le vide, sans en avoir l'air : notre culture profonde était anti-fasciste ET anti-égalitariste ; mais dans l'exode intérieur qui nous pousse au crime « transcendantalisé » low cost de fête foraine d'aujourd'hui, (– la guerre civile, économique, psychologique, idéologique, sexuelle, raciale, culturelle – est une fête ! Ô retour consommatoire du sacré obscur...) qui s'en souvient encore ? La peur est déjà redevenue une valeur supérieure sûre d'avant-guerre

Réfléchissez bien à ce que vous croyez penser être dans le rien qui vous vient par le nouveau clergé sociologue-urbaniste de choc... Retournez bien sept fois dans votre bouche d'ombre la langue morte de votre défunte mère-courage avant de parler pour ne rien dire.


vendredi 6 mars 2015

LA ZONE DES Z.A.D.







Réduire une cause à ses moyens est la pire façon de la défendre : aucune cause ne se défend par tous les moyens. Réduire une cause à ses moyens est le propre du médiatique spectaculaire de « la zone ». Les moyens de défense d'une cause indiquent la noblesse et la vérité de ses fins qui sont moyens choisis, les meilleurs maintenus à tout prix, pas par des zonards des bois, mais par des humains entiers. C'est une question de dignité humaine et transhumaine.

Ces meilleurs à qui on sacrifie non les principes, mais tout dévoiement possible de ceux-là, c'est à dire, et plutôt que la perception de leur nature par l'image autonome qu'ils pourraient donner,  que ces meilleurs expriment, sans la vendre, mais proprement, la nature universelle d'une cause dans ce qu'elle a de plus déterminé, net et précis, de plus supérieur, plutôt que dans la corruption visuelle de la présentation ou représentation extérieure de n'importe quelle construction-interprétation cinématographique possible de son mythe dégradé.

Détermination déterminant les moyens et non l'inverse médiatisé, même s'ils la vérifient et l'authentifient, qui ne peuvent être que supérieurs d'une part, supérieurement employés d'autre part. C'est à dire créés et perçus dans ce sens absolu. Tout le reste est histoire, cinéma, espace, temps perdus pour la cause au niveau effet. Toute cause doit, en effet, sortir de l'histoire si elle veut, comme mémoire, avoir une chance d'enracinement et de vie efficaces : aucune mémoire ne sort ni ne vit d'une, ni dans une poubelle.

« La poésie de la rue », ce conte romantique pour aveugles associés, regarde le ciel invisible encagé, pas le caniveau écarlate où l'immondice de la trahison se mêle au sacrifice criminel couvert par la démocratie corrompue. Loin d'Hollywood et de sa propagande infantile infiltrant les cervelles massifiées de ses messes noires, elle a plus à voir avec une cause sans rebelle que l'inverse. La nature n'est pas un théâtre de contre-opérations médiatiques de maintien du désordre, où des zones à défendre parodieraient impunément le cinéma tragique des guerres civiles urbaines avec son décor de béton blême, impacté et découpé sur le ciel d'encre d'imaginaires fascinés, fascisés.

La nature n'est pas une république à vendre, c'est, comme les fins, le contraire de la cité et de ses guerres. C'est non une paix civile, mais une paix profonde, intouchable, incivile dans ce sens strict. 

C'est une sérénité qui ne vient pas de la loi humaine, mais qui la fait et la vérifie à ses origines autant qu'à ses fruits. Ce n'est pas une cause matérielle ou idéologique, c'est une fin, un principe qu'on respecte ou pas. Et son non respect est sanction immédiate, déracinement, exil, trahison, urbanisme, misère, déspiritualisation, enfermement, histoire, accaparement, exclusion, épuisement, intégration, asservissement, aliénation, remplacement, objectivation industrielle de toute liberté donnée de ce qui est.

Le reste est indifférent ou pire, complice. La nature n'est pas une cause – fut-elle commune – qu'on peut défendre comme un « bien humain » par une violence inhumaine pire que sa négation, elle est la source de toute cause et de toute défense. 

Et cette source, plus que n'importe quelle femme, est inviolable à tous les niveaux. Ce sacré ne vient pas de l'humain, il vient de ce qui le dépasse comme une mère insultée, mais debout, le visage aussi fier que calme face aux haches des lâches. Le lien est autant parental, transparent que trans-humain. Les nazis qui le tranchent, destructeurs ou prétendus protecteurs, perdent le nord à jamais. Mais qui défend encore à cette zone obscure de nous pénétrer ? Qui nous endort de ses fables malsaines, urbaines ?

Zones humides, zones érogènes (…) qu'est-ce que ça veut dire ? Les lieux sacrés de nature sont tous à célébrer et à aimer, non à penser "pénétré" comme par un nuage toxique de pensée unique déguisée en écologie alter-mondialiste : il n'y a qu'un monde, qu'une terre, qu'une seule vérité qu'une seule mesure et s'il sont niés, que du mensonge et du faux-nez. 

On respecte un ennemi, pas ses erreurs ni ses principes. On ne respecte pas des principes qui ne respectent rien. On ne corrige pas ses fautes par des principes de précautions qui feront des ghettos naturels comme dans ces endroits "préservé" où des espèces déséquilibrées de protection pullulent en attendant les prélèvements de rééquilibrage nécessaires. Il y a seulement des choses auxquelles on touche qu'avec d'infinies précautions. TOUT doit être préservé !

C'est le système qui doit être mis en question, non par la violence mais par une intelligence supérieure incorruptible : celle d'un ordre naturel unique de solidarité et d'entraide populaire non-violente, créatrice d'espaces de liberté spontanée retrouvée avec une nature proche.  

La destruction de la nature ne peut que nous blesser à mort, mettre le vrai monde inaliénable en suspension temporaire, en grève de la faim et de tout désir. Ce qui nous intéresse c'est cette vérité profonde, pas une « deep ecology » d'importation mondialiste financée par des politiciens « révolutionnaires » avec l'argent du système.

mardi 3 mars 2015

LA CHUTE






On n'est jamais trahi que par ceux qu'on aime. On n'est jamais perdu que par ce que l'on donne. C'est pourquoi l'amour humain, ou du genre humain, ne peut être absolu, que s'il est transcendé

La fin justifiera toujours les moyens, et chaque trahison, entre amis, entre amants, dans la famille, au travail, dans la cité ou partout ailleurs. Le système le sait qui ne fonctionne que par de très secrets et diplomatiques pactes avec le Diable : dans sa civile religion de la raison pratique, il ne tolère qu'un amour soumis aux lois relatives, et il n'est pas sûr que nous ayons gagné, en vérité et en liberté, dans ce troc de médiateur, puisque qu'aux lois tout est permis pour le bien général de leur propre système, contre Dieu, contre Soi, contre l'Univers ou la Création.



Le réalisme « du moins pire » des élites de résultat sera toujours funeste aux meilleurs humains, dont l'idéalisme normalisé est « le meilleur » faire-valoir pacifié de l'imposture et de la barbarie.

Nous acceptons de tout donner pour ceux que nous aimons, et même nous acceptons l'inacceptable d'exception puisque cet amour justifie, à lui-seul, dans son immanente autonomie autorisée hors toute mesure, à peu près tout et n'importe quoi. 

Le Balzac du Père Goriot avait bien montré cela. Ce qui a changé depuis sa Comédie Humaine, c'est que les crimes d'une certaine bourgeoisie contre l'humanité et la vérité ont évolué, ils se sont démocratisés au point de devenir la norme contre le Christ lui-même d'abord, puis contre le monde entier s'il le faut. Cette bourgeoisie-là, celle des affaires pour les affaires, la libérale, en clair, a toujours été le seul ennemi du Christ en vérité.



Sa diabolisation même la consacre divinement dans la profonde ambiguïté de la normalité subversive de son « tout est permis », ces fameuses libertés dites de « ... ».

 Comme Dieu, elle ne peut connaître de limitation ni de règle : elle est pure terreur économique. Elle est la force nue de la Loi Immanente, que le Diable en personne relie secrètement, à la divine réussite révoltée du mal là où tout le reste a "échoué" pour la puissance.

Miracle économique, comme l'esclavage, elle est tabou, pataugeant dans le sacré maudit de survie de ceux qui, comme ce malheureux qui enfourna sa famille dans les fours nazi « pour s'en sortir », ont réussi. Sauf qu'elle n'est pas Dieu mais purement et simplement, légitimement antéchristique, comme si un seul mal put exister dans ce Christ sur lequel il est aujourd'hui de si bon ton de cracher.



Dans ces conditions absolument négatives, et en ce sens absolument contraint, donner à, ou même mourir pour ceux qu'on croit aimer, en n'aimant qu'une une idée ou une image de soi-même, hors de toute vérité transhumaine, prend la dimension proprement fantasmatique d'une morale sociale pure, tragiquement truquée, fissurée sans issue possible pour ceux qui, du fond même de leur impuissance justifiable, sont pleinement conscients du leurre qui les tue et suicide avec « leur propre amour », trompé et abusé, comme dans le film La Ligne verte, plutôt que par le simple « amour propre » du social normalisé égoïste ordinaire de la machine

Le plus dur étant sans doute que cette transfiguration imaginaire, immanente, purement égoïste-sociale, ne pèse vraiment que par la totale absurdité qui l'immobilise dans le vide de la verticalité standard de son sous-humanisme de remplacement. La psychologie, c'est pour les esclaves ou les robots.



Ceux qui ont le goût de donner savent qu'on ne donne jamais qu'à Dieu. Les hommes ne pouvant ni donner ni recevoir. Dieu n'a jamais été que le contre-don le plus mystérieux à Qui ou Quoi on ne donne pas pour recevoir en retour : le contre-don est la liberté par excellence, l'absolue liberté du monde.

Les peuples premiers, les derniers d'aujourd'hui, qui n'ont pas renié leur culture d'origine pour des illusions de paradis artificiel, le savent d'instinct. Comme ces animaux, que nous haïssons tant, et si scientifiquement, de ce mépris si moralement supérieur qui caractérise finalement nos valeurs les plus souillées et toxiques, ces animaux qui nous précèdent dans leurs camps de la mort à eux, et qui nous auront tout appris, si nous voulons bien voir. Bêtes dont Dostoïevski disait qu'elles étaient plus près du Christ que les humains, sans préférer ni les uns ni les autres.



Aimer, c'est d'abord dire : non. Non au pacte avec le Diable. L'animal sauvage, bête du Bon Dieu, comme celui de l'Esprit, ne se reproduit pas en captivité. Ainsi de l'humain vrai refuse de vivre en fonction pure de désirs humanistes-égoïstes pré-formatés, fussent-ils de pure prolifération automatisée, climatisée

L'humain ne sera jamais la fin de l'humain : l'humain ne connaît que des moyens, des moyennes de moyens, des systèmes de moyens, des machines de moyens. Donner, c'est d'abord refuser ces moyens, refuser cette puissance d'impuissants qui n'a jamais créé que du néant et du malheur collectif, un égoïsme rationnel toujours plus déraisonnable que la première catastrophe naturelle venue.





Il n'y a jamais eu d'acquis humain : il n'y a que spoliation et imposture sans l'innéité de ce qui nous est supérieur, et que nous ne savons jamais que renier, comme père et mère, dans l'infantile corruption d'esprits avortés aux mains d'une science avilie, dégénérée, déchue. Nous sommes le mal. Celui qui ne court qu'après le rachat de ce qui n'a pas de prix. Nous ne sommes que le prix du mal et ne serons jamais plus. Jamais plus grands que ce prix...

mardi 24 février 2015

MEDITATIONS BERNANOSIENNES # 1 LA FRANCE DES NON-ROBOTS


Article repris et remanié à partir du commentaire du post du 23/02/2015 sur le blog Venator

Une France éternelle 


Cette mère-patrie-là, à la fois mère courage et mère patience, ne demande pas à ses enfants de se sacrifier pour elle : elle ne les mange pas. Sa vie et son destin sont un seul et même sacrifice : la jeunesse porte la culture éternelle d'un monde dont la liberté est l'alpha et le partage l'oméga. 

Cet instinct maternel-là n'a rien à voir avec une culture de rationaliste technicienne, coupée de la nature et de sa vérité. La jeunesse d'un peuple ou d'une personne n'est que prolongement d'éternité et de vigueur anciens. Rien de moins, rien de plus. Non éternel retour du même humain borné, mais éternel recommencement ouvert dans son chiffre même.


Culture charnelle, ou plutôt incarnée, non satisfaite d'elle-même, dans un humanisme conforme confit de limites ridicules, mais force de dépassement et de détachement – de celles qui relient, relèvent et rallient le monde, le vrai monde, le non fabriqué, non truqué

Ce dépassement c'est d'abord voir et concevoir, prévoir autre chose que soi, de meilleur et de plus haut. Quelque chose d'autre, qui donne une autre mesure de nous que nous-mêmes pour nous-mêmes. Quelque chose avec ses propres qualités universelles, en qui on puisse croire toujours et pour toujours, du début à la fin. Contre le mensonge délibéré, libéral de l'Histoire.



Quand on parle France éternelle, et l'on sait que Bernanos ne pensait pas : « vieille France », mais à celle qui, fidèle à ses origines jusque dans un certain esprit populaire de la Révolution, porte en elle, dans sa paysannerie spirituelle, sa laïcité sacrée, toutes les valeurs d'une civilisation dont la fusion des racines, parfois très éloignées les unes des autres, firent un pays culturel unique au monde, aussi bien par la hauteur chrétienne de ses exigences que par la sacralité ordinaire de son mode de vie cosmique.

Puisqu'on sait que ses valeurs profondes, miraculeusement accordées et fusionnées chez nous, proviennent des sagesses plus anciennes, comme la celtique par exemple, et d'autres encore. Nous n'avions rien à envier au taoïsme, dans un sens. Mais nous avons tout abandonné pour de l'américanisation sociale moyenne.



Ainsi perdre l'estime de soi, pour nous – ses filles et fils –, revient-il aujourd'hui à abandonner un Christ cosmique sécularisé, qui aura mêlé si longtemps son sang fraternel à celui des plus pauvres et des plus purs de nos tribus européennes, et à le laisser seul face aux rires et aux crachats des foules de la consommation mono-maniaque d'image et de marchandise. 

Perdre l'estime de soi, c'est s'abandonner et se vendre aux forces obscures du marché et de la puissance, au mépris de la vérité éternelle de l'humaine condition – celle de l'homo religiosus, non urbain, très précisément conscient de ses origines et de son destin, de sa responsabilité cosmique, quelque soit sa place, ou sa non-place dans la société humaine. La première prostituée indépendante venue est meilleure que chacun d'entre nous : elle en fait moins pour « survivre » à ce qui remplace le monde, à la « mondialisation » des mafias qui font main basse sur lui en nous.



Qu'est-ce que cet humain-là, le religiosus ? C'est le non-égoïste, le non-individualiste, le non-rationaliste, le non-technicien, celui qui croit d'abord de tout son être, sans savoir qu'il croit ou croire qu'il sait sans croire, non à des superstitions comme l'économie, la gloire, la science ou le progrès, mais à des valeurs vraies, non les siennes mais celle du monde. 

Toute valeur vraie est au delà de soi et de la société humaine et de ses "histoires", du temps et de la mort. Toute vraie valeur est d'abord un transhumanisme. C'est pourquoi elle est la source éternelle, depuis l'origine, de l'universalité de la vie et de la nature à partir de leur surnature transhistorique.  

Cette surnature qui crée le sens du monde, le respect de son expression et de ses équilibres. Cette surnature qui fait l'honneur. D'un pays, d'une culture-mère, Celui à, et d'honorer en nous et hors de nous : notre nature, comme celle du monde, ne peut être que qualité absolue par destination et par esprit. Le reste n'est que robotique, la France relative des robots, comme disait Bernanos. Le reste est imposture, mensonge standard. Nous n'y reviendrons pas plus qu'il n'y revint.